Co-conception

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Le mercredi 27 novembre matin, je suis intervenu auprès des étudiants en 4e année de la spécialité en Ingénierie de l’innovation de l’ISTIA. Depuis que j’y ai fait mon DESS, l’ISTIA est devenu une école d’ingénieur (en 2007). Le but de mon intervention était donc de les sensibiliser à la démarche de co-conception, comme remède au syndrome de l’usine à gaz conçue par des ingénieurs.

De quoi a-t-on parlé ?

Mon intervention avait un long sous-titre qui parle de lui-même : « De la conception orientée utilisateur à la conception avec les utilisateurs (et les partenaires, et même les autres services de l’organisation) ».

 

Ma présentation

Il manque les 2 vidéos qui étaient incluses), mais il y a les références.

Co-conception (Slideshare)

L’atelier créatif

Les étudiants se sont répartis en 3 groupes de 7 pour cette mise en pratique.

Contexte : Le Directeur de l’ISTIA revient d’un colloque où il a entendu parler de l’innovation ouverte. Il vous charge de faire des propositions pour créer un laboratoire de l’innovation ouverte à l’ISTIA.

Objectifs : En vue d’une première séance de travail sur ce sujet, vous envisagez de préparer 3 à 5 hypothèses / pistes de travail à soumettre, et devez proposer la composition de cette réunion.

J’avais prévu de naviguer de groupe en groupe pour aider, orienter, guider, conseiller, sans trop savoir si ça le ferait, si j’aurai réellement des choses à dire. Finalement, j’ai trouvé que oui, preuve que je commence à bien m’imprégner de ces méthodes.

Je n’ai malheureusement pas de photos pour illustrer le résultat très probant de cet atelier (si un/e étudiant/e en a, je suis preneur), qui a permis de redécorer la salle de cours.

 

Quels enseignements ?

Voici quelques enseignements collectifs tirés de cette matinée, même si le temps de debrief fût trop court pour vraiment exploiter la totalité de notre production (livrable, méthode, posture,…).

3×7, c’est mieux que 1×21

Subdiviser le groupe en 3 équipes qui travaillaient le sujet en parallèle a permis d’obtenir 3 visions différentes, avec des redondances mais aussi des originalités. Bref, un résultat beaucoup plus riche en termes d’idées.

Un groupe a proposé des dispositifs par public. Un autre a mis en avant la dichotomie physique / en ligne. Le dernier a mis en avant le caractère convivial indispensable à ce type de dispositif. De quoi, ensuite en cumulant et croisant les 3 travaux produire plusieurs pistes de travail (ce que nous n’avons pas eu le temps de faire, mais qui pourrait être une suite de ce premier atelier).

Pas de petites économies

Je n’avais pas fait l’effort d’aller acheter des post-its de couleur et avait décidé d’utiliser des feuilles de couleur (coupées en 4) qui traînaient chez moi. Erreur, comme me l’a parfaitement fait remarquer une étudiante. Des post-its auraient plus facilement permis l’élaboration itérative d’hypothèses, tandis que les bouts de feuille une fois collés, c’était fini : pas de droit à l’erreur. A l’inverse du message que je voulais faire passer. Bref, il faut se donner (un minimum) les moyens, car les petites économies peuvent avoir de grandes conséquences.

Les mots sont importants

En bon (?) prof, j’avais tendu un piège… dans lequel tout le monde est tombé. En effet, si tous les groupes se sont empressés d’aller chercher, internet et wikipedia aidant, des définitions de l’innovation ouverte, personne ne s’est interrogé sur le laboratoire. Un laboratoire est pourtant un espace clos, réservé, sous contrôle. Il y a là une contradiction, peut-être apparente, mais qu’il semble important de relever pour permettre d’y confronter le commanditaire, et lever toute ambiguïté. N’a-t-il pas en tête un laboratoire de recherche (classique) sur le thème de l’innovation ouverte par exemple ?

De même, mais nous n’avons pas eu le temps d’approfondir, toutes les pistes étaient nommées « le labo truc », « le labo bidule »,… alors que des propositions étaient différentes d’un laboratoire tel qu’on peut le concevoir. Nommer les pistes avec des noms évocateurs permet de bien les distinguer comme des propositions alternatives : la foire aux innovations, le VRP des brevets,…

 

Et maintenant ?

Cette intervention est le fruit de mon implication dans le programme La Transfo Pays de la Loire et la mise en œuvre de la conduite du changement autour de l’animation des réseaux d’acteurs à la Mission Val de Loire, où je suis en poste. Je reviendrai sur les enseignements de ces presque deux années d’expériences professionnelles prochainement dans un billet.

Cette intervention était un test, et il est plutôt réussi au vu de la relative attention (durant la première heure de présentation) puis de l’implication (durant l’atelier créatif) des étudiants, ainsi que leur apréciation pour cette pédagogie active.

De quoi envisager avec Hervé Christofol, responsable de la filière Ingénierie de l’Innovation, de renouveler l’expérience l’an prochain, voire de l’étendre (immersion, atelier participatif).

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