Un voyage inTERminable

Lundi

Nous fuyons Saint-Pierre-des-Corps, toujours dans remords.

Dans la ligne de fuite, trop de gris et point d’or.

Aucun signe n’ébruite ce qui nous attend.

Seul le souffle incessant de notre train s’entend.

La verte plaine semble morte sous son linceul gris.

Seules quelques autos semblent s’animer ici.

Mardi

Le silence est d’or quand tout le monde s’endort.

Dans cette agonie, les seuls à être retords,

Les pianotis et le bruissement du papier,

Me rappelle que tout cela est une course à pieds.

Un marathon cadencé qui mène au bureau,

Une foule condensée qui foncent au boulot.

Mercredi

Le feu éblouissant traverse la baie vitrée.

La chaleur saisissante sert à vous réveiller.

Un instant, le château de Saumur apparut,

Elevé, majestueux, dans la lumière crue.

La magie de ces lieux vous emporte en rêve,

Ouvrant dans ces temps bousculés une trève.

Jeudi

Le nuées de coquelicots embrasent les prairies

Quand le train ramène les ouailles dans l’après-midi.

Ma voisine s’endort dans la moiteur ambiante.

Je vois encore par la vitre transparente

Pousser tout du long les champignons de béton.

Contre cette extension, aujourd’hui, que fait-on ?

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